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Le système de retraite actuel est triplement injuste :

  • Femmes pénalisées : les pensions directes des femmes sont deux fois plus basses que celles des hommes (elles gagnent moins et cotisent moins longtemps)
  • Fonctionnaires d'état avantagés : les pensions des fonctionnaires sont de 68% plus fortes que celles du privé alors que leur taux de cotisation et de 26% inférieur.
  • Jeunes spoliés : Le ratio retraité/cotisant va passer de 16,8/10,5 en 2006 a 22,1/18,9 en 2050 donc les pensions moyennes des futurs retraités vont s'effondrer par rapport aux actuels retraités.
Si vous pensez le système réformable, écrivez à votre député, en particulier pour demander un rééquilibrage des retraites pour les femmes.
Si vous ne croyez pas que le système puisse être rendu moins injuste, prenez votre retraite en main et suivez nos exemples.

Système pyramidal de la retraite en faillite (fin de la sécurité sociale) ??



Le bon fonctionnement d'un système de retraite par répartition dépend du calcul retraite, donc du rapport entre le nombre de cotisant (qui versent les cotisations sociales) et le nombre de retraité (c'est à dire de la sécurité sociale). Au cas où il y aurait une irrégularité dans la pyramide des âges, l'équilibre de ce régime peut être bouleversé. Il présente par contre l'avantage d'être relativement indépendant des crises financières, puisqu'il dépend uniquement de ce que les actifs gagnent. Ainsi le pouvoir d'achat des retraités sera toujours en rapport avec celui des actifs.

Le bon fonctionnement d'un système de retraite par capitalisation dépend de la valorisation du capital pour le calcul retraite. En outre, la quantité d'argent touché dépendra des crises financières, et la valeur de cet argent dépendra de l'inflation. Alors qu'une augmentation du nombre de retraités est prévisible, les crises financières et l'inflation le sont moins. Le calcul retraite en sera donc modifié.


Cette autonomie reste possible tant que les caisses sont financièrement saine, mais elle ne résiste pas à la montée du chômage et au choc démographique : le manque de cotisations sociales (lié au chômage mais aussi aux nombreuses exonérations), l'allongement de la durée de vie, et le choix de recourir à l'emprunt creusent le « trou de la sécu », et il faut faire appel au contribuable. L'État, qui a lui-même contribué à la dégradation des comptes, se pose en sauveur, mais désormais les flux monétaires de la sécurité sociale seront soumis à une loi spécifique, en échange de quoi l'État met à contribution le contribuable via la CSG et la CRDS.

Ce système est dominant en France, il est géré par deux types d'organismes dits Caisses de retraite ou Caisses d'assurance vieillesse. La retraite de base des salariés est assurée par la sécurité sociale (ou la retraite du régime général). Les cotisations sociales peuvent y être abondées par des subventions de l'État et/ou des impôts spécifiques (une partie de la CSG et de la CRDS).




Système par répartition (France avec la sécurité sociale) ou par capitalisation (pays anglo-saxons)


Dans les systèmes de la retraite par répartition, les cotisations sociales de retraite sont prélevées sur les salaires sur les salaires bruts (salaire femme et homme). En France, chaque caisse de retraite doit normalement être financièrement équilibrée. Toutefois, l’État peut abonder le régime ou opérer des transferts entre caisses pour tenir compte de situations particulières (diminution forte du nombre de cotisants dans les métiers de mineurs de houille, agriculteurs, etc.), ou pour favoriser certains travailleurs (régimes spéciaux de la retraite).

La gestion politique des intérêts contradictoires des pensionnés et des cotisants (pour les cotisations sociales) est compliquée pour le calcul retraite. Il est plus facile d’augmenter les cotisations sociales employeurs, qui sont « invisibles » aux yeux des travailleurs mais qui réduisent pourtant à terme leurs salaires (salaire femme et homme), que de retarder l'âge de départ en retraite.
On parle de « solidarité intergénérationnelle », et de solidarité collective pour définir la retraite par répartition..

S'il est soumis aux aléas de la démographie, ce système peut néanmoins être considéré comme le plus juste car il repose sur la solidarité nationale et la poursuite de l'intérêt général. Les défaillances supposées des systèmes de retraite par répartition poussent à la mise en place de systèmes de retraite complémentaire. Par un système d'imposition et de taxation adéquat, la solidarité et la réduction des inégalités peuvent être assurées aux yeux des économistes libéraux par un système par capitalisation.
A l'inverse dans le système par capitalisation, une épargne est constituée progressivement au cours de la vie active, et elle permet le versement des pensions qui découlent du calcul retraite.


Nous allons laisser à nos enfants un endettement qu'ils ne pourrons jamais rembourser, une planète en mauvais état, et un système de retraite pyramidal à la Bernard MADOFF dans lequel ce sont les jeunes qui financeront un système de retraite auquel ils n'auront jamais accès.
Alors que ce sont leurs parents et grand parents qui ont mis l'état en faillite et pillé la planète.

Vous trouvez cela moral ?

Engageons dès aujourd'hui une réforme des retraites pour faire payer aussi les vieux et pas seulement les jeunes.




 


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